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Assurance professionnelle - Taxi et VTC

Assurance taxi et VTC : couvrir le transport de personnes à titre onéreux

Réponse directe : transporter des passagers contre rémunération impose une assurance couvrant le transport public particulier de personnes à titre onéreux (article L3120-4 du code des transports). Depuis le 1er avril 2024, votre justificatif doit mentionner expressément cet usage : un contrat auto personnel ne vaut ni au contrôle routier, ni au registre VTC.

01 40 86 60 30 - rappel sous 24 h ouvrées

14 rue de Strasbourg, 92600 Asnières-sur-Seine

Attestation conforme au transport à titre onéreux vérifiée avant signature

Courtier immatriculé ORIAS n° 12 068 492

Sous le contrôle de l’ACPR, cabinet fondé en 2012

Les garanties qui comptent pour un chauffeur taxi ou VTC

Un contrat taxi ou VTC se juge sur deux plans distincts : la conformité réglementaire, qui conditionne le droit d’exercer, et la protection du revenu, qui détermine ce qu’il reste au chauffeur le jour où le véhicule ne roule plus.

Responsabilité civile professionnelle T3P

L’assurance du véhicule et la responsabilité civile professionnelle sont deux obligations distinctes qui se cumulent pour un prestataire de transport public particulier de personnes (article L3120-4 du code des transports). Le contrat doit déclarer l’usage « transport de personnes à titre onéreux » et donner lieu à un justificatif portant cette mention expresse.

Garantie des personnes transportées

L’assurance de responsabilité civile automobile obligatoire couvre la responsabilité de toute personne ayant la garde ou la conduite du véhicule ainsi que celle des passagers, les membres de la famille du conducteur étant considérés comme des tiers (article L211-1 du code des assurances). Reste le cas du conducteur lui-même, qui n’est pas un tiers : sa protection dépend d’une garantie individuelle du conducteur à souscrire à part.

Véhicule de remplacement et immobilisation

Un chauffeur immobilisé ne facture plus rien : la garantie véhicule de remplacement détermine le coût réel d’un sinistre pour un indépendant, bien plus que le montant de la cotisation. Vérifiez la durée en jours, les événements qui l’ouvrent (accident, vol, incendie, panne, vandalisme) et surtout si le véhicule prêté est autorisé pour le transport de personnes à titre onéreux.

Perte d’exploitation et arrêt de travail

Un chauffeur indépendant n’a ni maintien de salaire ni activité partielle : l’immobilisation du véhicule ou un arrêt de travail se traduit immédiatement par une perte de revenu, alors que la location longue durée, la cotisation d’assurance et les charges sociales continuent de courir. Deux réponses distinctes existent, une garantie perte d’exploitation adossée au contrat professionnel et une prévoyance individuelle versant des indemnités journalières.

LOA, LLD et perte financière

Un véhicule financé en location avec option d’achat ou en location longue durée reste la propriété du loueur, qui exige contractuellement une attestation conforme et, le plus souvent, une formule tous risques. En cas de vol ou de perte totale, l’indemnité d’assurance peut être inférieure au solde du financement : c’est cet écart que couvre une garantie perte financière, à examiner avant de signer le contrat de location.

Protection juridique du chauffeur

La protection juridique prend en charge la défense du chauffeur dans les litiges nés de son activité : différend avec une plateforme, avec un client, avec un loueur, contestation d’une sanction administrative. Vérifiez le seuil d’intervention, les plafonds de prise en charge et si les procédures touchant la carte professionnelle ou l’inscription au registre des exploitants sont bien incluses.

Taxi, VTC : deux régimes juridiques à ne pas confondre

Le taxi tire son droit d’exercer d’une autorisation de stationnement délivrée par le maire, le préfet de police à Paris ou le président de l’EPCI compétent, qui lui permet la maraude ; le VTC tire le sien de l’inscription de l’exploitant au registre national, et ne peut prendre en charge un client que sur réservation préalable. L’obligation d’assurance, elle, est la même dans les deux cas.

TaxiVTC
Droit d’exercer : autorisation de stationnement (ADS) délivrée par le maire. Les ADS délivrées après le 1er octobre 2014 sont incessibles, valables 5 ans, renouvelables, et doivent être exploitées personnellement par leur titulaire ; les ADS antérieures restent cessibles après quinze ans d’exploitation, ou cinq ans après une première mutation.Droit d’exercer : inscription de l’exploitant au registre des exploitants VTC, tenu par le ministère chargé des transports et géré au niveau national par le préfet de la région Île-de-France. Inscription valable 5 ans, frais de 170 € par exploitant, instruction en deux mois après dossier complet, renouvellement à demander au moins trois mois avant l’expiration.
Prise en charge du client : stationnement, circulation en quête de clients et hélage autorisés dans le ressort de l’ADS. Hors de ce ressort, le taxi redevient soumis à la réservation préalable.Prise en charge du client : réservation préalable obligatoire, stationnement en quête de clients interdit, stationnement aux abords des gares et aérogares limité à une heure avant l’horaire de prise en charge souhaité par le client, retour au lieu d’établissement ou sur un stationnement autorisé après la prestation, sauf nouvelle réservation ou contrat en cours.
Équipements obligatoires : taximètre homologué, imprimante reliée au taximètre pour éditer la note, dispositif lumineux « TAXI » vert quand le taxi est libre et rouge quand il est occupé, plaque indiquant la commune de rattachement, terminal de paiement électronique visible du passager.Équipements : aucun équipement de type taxi autorisé. Deux vignettes autocollantes obligatoires, dans l’angle inférieur gauche du pare-brise et l’angle inférieur droit de la lunette arrière, portant le numéro d’inscription de l’exploitant, l’immatriculation, un code-barres 2D et le numéro de référence de la vignette.
Véhicule : huit places au maximum, conducteur compris.Véhicule : 4 à 9 places conducteur compris, au moins quatre portes, 4,50 m de longueur, 1,70 m de largeur, 84 kW de puissance nette, et moins de sept ans. La limite d’âge est passée de six à sept ans avec l’arrêté du 16 novembre 2023 ; les hybrides et électriques peuvent déroger aux caractéristiques dimensionnelles.
Prix de la course : tarifs réglementés. Un arrêté national fixe chaque année le tarif minimum et l’évolution maximale, les préfets fixant les prix maxima par département. Le tarif minimum de course est de 8,00 € pour 2026 (arrêté du 24 décembre 2025).Prix de la course : libres, convenus à l’avance avec le client lors de la réservation.
Conducteur : carte professionnelle délivrée par le préfet de département (préfet de police à Paris), valable 5 ans, sur examen d’aptitude organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat. Renouvellement subordonné à 14 heures de formation continue en présentiel dans un centre agréé.Conducteur : carte professionnelle également délivrée par le préfet de département, valable 5 ans, sur un examen d’aptitude propre à la profession de conducteur de VTC. Même obligation de 14 heures de formation continue tous les cinq ans. L’échéance de la carte est indépendante de celle de l’inscription au registre.
Assurance : justificatif mentionnant expressément le transport public particulier de personnes à titre onéreux, à présenter à tout agent de contrôle (article R3120-4 du code des transports), et contrat couvrant la responsabilité civile professionnelle (article L3120-4).Assurance : mêmes obligations, auxquelles s’ajoute l’attestation de responsabilité civile professionnelle à joindre au dossier d’inscription au registre, et une capacité financière de 1 500 € par véhicule affecté à l’activité (arrêté du 28 janvier 2015), réputée satisfaite si l’exploitant est propriétaire du véhicule ou justifie d’une location de plus de six mois.

Pour qui

Chauffeur, artisan taxi ou société : le dossier n’est pas le même

Le régime juridique change les pièces exigées, le contrat et les contrôles.

Chauffeur VTC indépendant

Le cas le plus fréquent

Inscription au registre des exploitants VTC, carte professionnelle, justificatif d’assurance mentionnant le transport public particulier de personnes. La capacité financière est réputée satisfaite si vous êtes propriétaire du véhicule ou justifiez d’une location de plus de six mois.

Artisan taxi

Autorisation de stationnement délivrée par le maire, le préfet de police à Paris ou le président de l’EPCI. Équipements obligatoires, tarifs réglementés, et une assurance qui doit couvrir la maraude comme la réservation.

Société de transport

Plusieurs véhicules et plusieurs conducteurs : la flotte devient le bon cadre, avec la question des conducteurs non désignés et de la rotation des véhicules.

Un doute sur votre situation ? Posez la question à un expert, gratuitement.

Ce que dit la loi, texte par texte

Obligation de responsabilité civile professionnelle

Article L3120-4 du code des transports

Tout prestataire de transport public particulier de personnes, qu’il soit taxi, VTC ou exploitant de véhicule motorisé à deux ou trois roues, doit être en mesure de justifier à tout moment de l’existence d’un contrat d’assurance couvrant sa responsabilité civile professionnelle. Cette obligation est distincte de l’assurance du véhicule : les deux se cumulent. La rédaction en vigueur est issue de la loi n° 2016-1920 du 29 décembre 2016.

Justificatif mentionnant le transport à titre onéreux

Applicable depuis le 1er avril 2024

L’article R211-14-0-1 du code des assurances, créé par le décret n° 2023-1152 du 8 décembre 2023, impose à l’assureur de délivrer gratuitement un document justificatif comportant une indication expresse que la police couvre le transport public particulier de personnes à titre onéreux. L’article R3120-4 du code des transports oblige le conducteur à le présenter à tout moment aux agents de contrôle. C’est la condition du dossier d’inscription au registre VTC : sans cette mention expresse, le justificatif ne peut pas être opposé lors d’un contrôle routier.

Fin de la carte verte

1er avril 2024

La carte verte et la vignette de pare-brise sont supprimées : la preuve de l’assurance se fait par consultation du Fichier des véhicules assurés. Un véhicule assuré depuis moins de 72 heures peut ne pas y figurer, le mémo véhicule assuré sert alors de preuve. Attention à ne pas en déduire qu’il n’y a plus rien à présenter : le justificatif « transport à titre onéreux » reste, lui, obligatoire lors des contrôles du transport public particulier de personnes.

Fausse déclaration d’usage

Articles L113-8 et L113-9 du code des assurances

Déclarer un usage privé ou « promenade-travail » tout en transportant des clients contre rémunération est une déclaration inexacte du risque. Si elle est intentionnelle, le contrat est nul : l’assureur ne garantit rien et conserve les primes versées, qu’il peut même réclamer à titre de dommages et intérêts. Si elle est de bonne foi et n’est découverte qu’après le sinistre, l’indemnité est réduite en proportion du rapport entre la prime payée et celle qui aurait été due.

Recours de l’assureur contre le chauffeur

Loi PACTE, en vigueur depuis le 24 mai 2019

L’article L211-7-1 du code des assurances rend la nullité du contrat inopposable aux victimes de l’accident et à leurs ayants droit : l’assureur doit les indemniser, puis il est subrogé et exerce un recours contre le responsable à concurrence des sommes versées. Autrement dit, un chauffeur mal déclaré ne protège personne : les passagers sont indemnisés, mais c’est lui qui rembourse l’assureur, sur son patrimoine personnel.

Sanctions de l’exercice illégal

Depuis le 27 juin 2026

La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 porte à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende l’exploitation de taxi sans autorisation de stationnement (article L3124-4 du code des transports), contre un an et 15 000 € auparavant. Le même relèvement s’applique à l’activité de VTC sans inscription au registre (L3124-7) et au racolage ou à la prise en charge sans réservation préalable ni carte professionnelle (L3124-12), avec suspension du permis jusqu’à cinq ans, immobilisation du véhicule jusqu’à un an, confiscation et interdiction de paraître.

Fin du prêt d’inscription au registre VTC

Loi du 25 juin 2026

Mettre son inscription au registre des exploitants à la disposition d’un tiers, à titre gratuit ou onéreux, est désormais interdit. La sanction administrative est la radiation du registre et l’le cas échéant une interdiction de s’y réinscrire pendant une durée pouvant aller jusqu’à trois ans. Lorsqu’une telle pratique est constatée, l’exploitant de plateforme est présumé lié par un contrat de travail au tiers auquel il a mis son inscription à disposition, et les plateformes peuvent désormais accéder à certaines données du registre pour vérifier la situation des exploitants avec lesquels elles contractent.

Bonus-malus : pas de barème légal imposé

Article A121-2 du code des assurances

La clause type de réduction-majoration annexée à l’article A121-1 n’est pas imposée aux contrats garantissant des véhicules de transport public de voyageurs. Les assureurs peuvent y appliquer une clause de réduction ou de majoration différente. Un chauffeur taxi ou VTC ne raisonne donc pas en coefficient allant de 0,50 à 3,50 comme un particulier : sa tarification dépend de la statistique propre de chaque compagnie, ce qui explique des écarts importants d’un assureur à l’autre.

Refus d’assurance : le Bureau central de tarification

Saisine sous 15 jours, à peine d’irrecevabilité

Toute personne soumise à l’obligation d’assurance qui essuie un refus peut saisir le Bureau central de tarification. La saisine doit intervenir par lettre recommandée, ou envoi recommandé électronique, avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours à compter du refus (articles L212-1 et R250-2 du code des assurances). Le refus de l’assureur doit mentionner cette possibilité. Le BCT fixe la prime moyennant laquelle l’entreprise d’assurance est tenue de garantir le risque.

Les autres contrats qui vous concernent

Le véhicule est le contrat central, rarement le seul : voici ce qui complète un dossier de chauffeur ou de société de transport.

Véhicule professionnel

Usage professionnel déclaré, aménagements et trajets : la base du contrat auto pro.

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Prévoyance TNS

Arrêt de travail et invalidité : sans salaire de remplacement, un chauffeur immobilisé n’a plus de revenu.

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Auto-entrepreneur

Le statut le plus fréquent chez les VTC : obligations, RC pro et cotisations.

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Cyber risques

Données clients, application de réservation, paiement : le risque numérique du transport.

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Transport de marchandises

Livraison et coursier : une autre activité, un autre contrat.

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FAQ

Questions fréquentes sur l’assurance taxi et VTC

Une autre question ? Écrivez-nous.

Mon assurance auto personnelle me couvre-t-elle si je fais du VTC quelques heures par semaine ?

Non. Un contrat déclaré en usage privé ou « promenade-travail » ne couvre pas le transport de personnes à titre onéreux, même occasionnel, même le week-end. Transporter un client contre rémunération sous un tel contrat constitue une déclaration inexacte du risque au sens des articles L113-8 et L113-9 du code des assurances. Il faut un contrat déclarant expressément l’activité de transport public particulier de personnes : c’est le seul qui puisse donner lieu au justificatif exigé depuis le 1er avril 2024.

Que se passe-t-il exactement si j’ai un accident en course avec une assurance « particulier » ?

Les passagers sont indemnisés, mais c’est vous qui remboursez l’assureur. Si la fausse déclaration est intentionnelle, le contrat est nul et l’assureur conserve les primes versées (article L113-8 du code des assurances). Si elle est de bonne foi et découverte après le sinistre, l’indemnité est réduite en proportion du rapport entre la prime payée et celle qui aurait été due (article L113-9) : lorsque la prime acquittée représentait le quart de la prime réellement due, l’indemnisation est amputée d’environ 75 %. Surtout, depuis la loi du 22 mai 2019, la nullité n’est pas opposable aux victimes : l’article L211-7-1 oblige l’assureur à les indemniser, puis à exercer un recours contre le responsable à concurrence des sommes versées. Sur un dommage corporel grave, cette dette personnelle n’est plafonnée par rien.

Quelle mention exacte doit figurer sur mon attestation pour que le registre VTC l’accepte ?

Le justificatif doit indiquer expressément que la police couvre le transport public particulier de personnes à titre onéreux. C’est l’article R211-14-0-1 du code des assurances, créé par le décret n° 2023-1152 du 8 décembre 2023 et applicable depuis le 1er avril 2024, qui l’impose, et l’assureur doit délivrer ce document gratuitement. Une attestation auto standard, même établie au nom d’une société et même qualifiée de « professionnelle », ne comporte pas cette indication : elle est rejetée à l’instruction du dossier d’inscription au registre comme lors d’un contrôle routier, où l’article R3120-4 du code des transports impose de la présenter.

L’assurance d’Uber, Bolt ou Heetch me couvre-t-elle entre deux courses ?

Non, la couverture d’une plateforme ne remplace pas votre propre assurance. Aucune obligation légale de couvrir votre responsabilité civile ne pèse sur une plateforme à votre place : les couvertures qu’elles proposent sont contractuelles, variables et généralement segmentées par phase d’activité (application ouverte, trajet vers le client, passager à bord), avec des trous de garantie entre ces phases. Ce que la loi impose est différent : l’article L7342-2 du code du travail met à la charge de la plateforme la cotisation d’assurance accidents du travail du chauffeur, dans la limite de son montant, à condition qu’il ait réalisé sur cette plateforme un chiffre d’affaires au moins égal à 13 % du plafond annuel de la sécurité sociale, soit 6 247,80 € en 2026 pour un plafond de 48 060 €.

Combien coûte une assurance taxi ou VTC par an ?

Il n’existe pas de tarif public de référence, et les fourchettes qui circulent sur les comparateurs ne reposent sur aucune méthodologie vérifiable : elles ne doivent pas être lues comme une donnée établie. Trois facteurs expliquent les écarts d’un chauffeur à l’autre. D’abord, les véhicules de transport public de voyageurs échappent à la clause type de bonus-malus (article A121-2 du code des assurances), chaque assureur applique donc sa propre statistique. Ensuite, le kilométrage annuel et la zone de circulation pèsent lourd, la densité urbaine augmentant mécaniquement la fréquence des sinistres matériels. Enfin, l’antécédent du conducteur, son ancienneté de permis, la valeur du véhicule et le niveau de franchise complètent l’équation. Un tarif ne peut donc être annoncé qu’après examen du relevé d’information et des caractéristiques de l’activité.

Peut-on s’assurer en taxi ou VTC après une résiliation ou avec un lourd passif de sinistres ?

Oui, mais le nombre de compagnies acceptant le risque se réduit, et un refus généralisé ouvre un recours. Si un assureur refuse de vous garantir, vous pouvez saisir le Bureau central de tarification par lettre recommandée avec accusé de réception, ou envoi recommandé électronique, dans un délai de quinze jours à compter du refus, à peine d’irrecevabilité (articles L212-1 et R250-2 du code des assurances) ; le refus doit d’ailleurs mentionner cette possibilité. Le BCT fixe alors la prime moyennant laquelle l’entreprise d’assurance est tenue de garantir le risque. À noter : ce recours porte sur la garantie obligatoire de responsabilité civile, pas sur les garanties complémentaires, qui restent négociées de gré à gré.

Puis-je résilier mon assurance taxi ou VTC à tout moment grâce à la loi Hamon ?

Non. L’article L113-15-2 du code des assurances réserve la résiliation à tout moment après un an aux contrats couvrant des personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles. Un contrat souscrit pour une activité de taxi ou de VTC en est exclu : il faut respecter l’échéance annuelle et le préavis contractuel, ou s’appuyer sur un événement prévu au contrat, comme un changement de véhicule ou une cessation d’activité. Le changement se prépare donc à l’avance, d’autant qu’une rupture mal calée laisse sans justificatif d’assurance valide, c’est-à-dire sans droit d’exercer.

Que risque un chauffeur qui exerce sans inscription au registre ou sans carte professionnelle ?

Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende depuis le 27 juin 2026. La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a relevé les peines applicables à l’exploitation de taxi sans autorisation de stationnement (article L3124-4 du code des transports), à l’activité de VTC sans inscription au registre (L3124-7) et au racolage ou à la prise en charge sans réservation préalable ni carte professionnelle (L3124-12), contre un an et 15 000 € auparavant ; s’y ajoutent la suspension du permis jusqu’à cinq ans, l’immobilisation du véhicule jusqu’à un an, la confiscation et une interdiction de paraître, notamment en gares et aéroports. Le défaut d’assurance est une infraction distincte et cumulable : 3 750 € d’amende au titre de l’article L324-2 du code de la route, l’action publique pouvant être éteinte par une amende forfaitaire délictuelle de 500 €, minorée à 400 € et majorée à 1 000 €.

Un client abîme mon véhicule, un passager perd ses bagages : suis-je couvert ?

Ça dépend des garanties souscrites, car ni les dégradations causées par un client ni les bagages des passagers ne relèvent de la responsabilité civile obligatoire. La responsabilité civile automobile couvre les dommages que vous causez à des tiers, pas ceux qu’un passager cause à votre propre véhicule : salissures, brûlures, sièges lacérés relèvent d’une garantie dommages ou d’une extension spécifique, presque toujours assortie d’une franchise et parfois d’une exigence de dépôt de plainte. Pour les bagages et effets transportés, la couverture repose sur une garantie dédiée, plafonnée et généralement assortie d’exclusions (espèces, bijoux, matériel informatique, objets de valeur). Ces deux points se vérifient dans les conditions particulières avant la signature, pas au moment du sinistre.