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Mutuelle santé - Senior

Mutuelle santé senior : choisir sa complémentaire après 60 ans

Réponse directe : la complémentaire reste facultative après 60 ans, mais le reste à charge grimpe avec l’âge : 23 € par jour d’hospitalisation, 32 € sur les actes lourds, et l’essentiel du dentaire, de l’optique et de l’audioprothèse hors des paniers 100 % Santé. Au moment de la retraite, le vrai sujet n’est pas le niveau de garanties, c’est le coût.

Un seul cabinet, au 14 rue de Strasbourg à Asnières-sur-Seine, ouvert depuis 2012

Rappel sous 24 h ouvrées après votre demande, ou appel direct au 01 40 86 60 30

Réclamation traitée par le cabinet, avec recours possible au médiateur de l’assurance

ORIAS n° 12 068 492

Courtier en assurances sous le contrôle de l’ACPR

Les postes qui pèsent réellement après 60 ans

Après 60 ans, le besoin ne se déplace pas vers « plus de garanties » en général, mais vers des postes précis : hospitalisation, dentaire prothétique, optique, audioprothèse, dépassements d’honoraires et, selon les habitudes de chacun, cures thermales et médecines douces. Ce sont ces lignes qu’il faut lire en euros avant de comparer des pourcentages. Cette page s’adresse aussi aux enfants qui cherchent une solution pour un parent âgé.

Hospitalisation : 23 € par jour

Le forfait journalier hospitalier est de 23 € par jour en hôpital ou clinique et de 17 € par jour en psychiatrie depuis le 1er mars 2026, dû pour chaque journée y compris le jour de sortie, et jamais remboursé par l’Assurance Maladie. Tout contrat responsable doit le prendre en charge intégralement et sans limitation de durée, ce qui en fait l’une des rares obligations explicitement illimitées du cahier des charges.

Dentaire : reste à charge 0 € sur le panier 100 % Santé

Le panier 100 % Santé supprime le reste à charge sur les prothèses concernées, à condition de disposer d’un contrat responsable ou de la Complémentaire santé solidaire. Les paniers « tarifs maîtrisés » et « tarifs libres » laissent en revanche un reste à charge, qui dépend entièrement du niveau de garanties souscrit.

Audioprothèse : 400 € de base par oreille

La base de remboursement de la Sécurité sociale est de 400 € par oreille, en classe I comme en classe II, et le renouvellement est pris en charge tous les 4 ans. Le panier 100 % Santé (classe I) est encadré par un prix limite de vente de 950 € par oreille, tandis qu’un contrat responsable ne peut pas rembourser plus de 1 700 € par aide auditive de classe II sur 4 ans.

Optique : un équipement tous les 2 ans

Un équipement optique n’est pris en charge qu’une fois tous les 2 ans pour un adulte de 16 ans et plus, et l’ordonnance reste valable 3 ans au-delà de 42 ans. La monture du panier 100 % Santé (classe A) est plafonnée à 30 €, et hors panier un contrat responsable ne peut rembourser plus de 100 € de monture.

Dépassements d’honoraires et OPTAM

Un contrat responsable ne peut rembourser les dépassements d’un médecin non adhérent à l’OPTAM que dans une double limite : 100 % du tarif de responsabilité, et un montant inférieur d’au moins 20 % du tarif de responsabilité à celui pris en charge pour un médecin adhérent. À garanties identiques, consulter un praticien adhérent à l’OPTAM améliore donc mécaniquement votre remboursement.

Cures thermales et médecines douces

Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de traitement effectif, suppose un accord préalable de la caisse (formulaire S3185, Cerfa n° 11139*02) et n’est prise en charge qu’une fois par année civile : 65 % sur le forfait thermal, 70 % sur la surveillance médicale calculée sur une base de 28 €. L’ostéopathie, la chiropraxie, la naturopathie ou la sophrologie pratiquées hors médecin conventionné ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie et relèvent de forfaits annuels facultatifs, souvent exprimés en nombre de séances plafonnées.

Ce que la Sécurité sociale ne rembourse pas, montants en vigueur

Les montants ci-dessous sont ceux applicables au 28 juillet 2026, avec leur date d’effet. Ils forment le socle du reste à charge après 60 ans : c’est ce que la complémentaire doit absorber en priorité, avant toute discussion sur les pourcentages de remboursement.

PosteCe qui reste à votre charge et qui peut le couvrir
Forfait journalier hospitalier23 € par jour en hôpital ou clinique et 17 € par jour en psychiatrie depuis le 1er mars 2026, dus pour chaque journée y compris le jour de sortie. Jamais remboursés par l’Assurance Maladie, mais pris en charge à 100 % et sans limitation de durée par tout contrat responsable, ainsi que par la Complémentaire santé solidaire.
Forfait sur les actes lourds32 € depuis le 1er avril 2026, contre 24 € auparavant (décret n° 2026-228 du 30 mars 2026). Il remplace le ticket modérateur pour tout acte facturé 120 € ou plus, ou de coefficient 60 et plus, en consultation externe comme en hospitalisation, une seule fois par consultation ou par séjour. Concerne directement la cataracte, la coloscopie ou la pose de prothèse.
Passage aux urgences sans hospitalisationForfait patient urgences de 23 € depuis le 1er mars 2026, ramené à une participation réduite de 9,96 € pour les personnes exonérées, notamment en affection de longue durée.
Participation forfaitaire2 € par consultation ou acte de médecin, par examen de radiologie et par analyse de biologie médicale, dans la limite de 8 € par jour et par professionnel et de 50 € par an et par personne. Ne s’applique ni aux actes des sages-femmes, ni à ceux des auxiliaires médicaux, ni aux soins dentaires.
Franchises médicales1 € par boîte de médicament, 1 € par acte d’auxiliaire médical, 4 € par transport sanitaire, avec des plafonds de 4 € par jour pour les actes paramédicaux, 8 € par jour pour les transports et 50 € par an et par personne.
Plafond annuel cumulé100 € par an et par personne au total (50 € de franchises et 50 € de participations forfaitaires), plafond apprécié à la date de remboursement et non à la date des soins. Un doublement de ces deux plafonds, soit 200 € au total, a été annoncé publiquement le 23 juillet 2026 par la ministre de la Santé, mais aucun décret n’était publié au Journal officiel au 28 juillet 2026 : les plafonds applicables restent 50 € et 50 €. Ces sommes restent dues même en affection de longue durée.
Chambre particulière0 € de prise en charge par l’Assurance Maladie, sauf prescription médicale d’isolement. Elle relève exclusivement de la complémentaire, sous forme d’un forfait en euros par jour, souvent limité en nombre de jours : un point de comparaison déterminant après 60 ans.

Pour qui

Trois situations, trois arbitrages différents

Le bon contrat ne dépend pas de l’âge mais du moment : ce qui compte, c’est d’où vous partez.

Vous partez à la retraite

Le moment critique

Votre contrat d’entreprise s’arrête. Vous pouvez le conserver au titre de l’article 4 de la loi Évin, avec un tarif encadré les trois premières années, ou basculer vers un contrat individuel. La demande se fait dans les 6 mois : au-delà, le droit est perdu.

Vous êtes déjà retraité

Vos dépenses réelles des deux dernières années sont le meilleur point de départ. On lit vos relevés, on repère les postes qui reviennent, et on ajuste plutôt que d’ajouter.

Vous cherchez pour un parent

Aidant, enfant ou proche : la complémentaire santé ne comporte pas de sélection médicale chez les organismes relevant du Code de la mutualité. L’âge ne ferme pas la porte, il pèse sur le tarif.

Un doute sur votre situation ? Posez la question à un expert, gratuitement.

Les dispositifs qui encadrent votre complémentaire

Loi Évin, article 4 (loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989)

Demande sous 6 mois

L’organisme assureur doit maintenir la couverture santé collective au salarié qui part à la retraite, sans limitation de durée, à condition qu’il en fasse la demande dans les 6 mois suivant la rupture du contrat de travail ou, le cas échéant, la fin de la portabilité. Les garanties sont maintenues à l’identique de celles des salariés actifs, sans période probatoire ni examen ou questionnaire médical, quel que soit l’état de santé.

Encadrement tarifaire Évin (décret n° 2017-372 du 21 mars 2017)

100 % / 125 % / 150 %

Le tarif ne peut dépasser celui des salariés actifs la 1re année, le dépasser de plus de 25 % la 2e et de plus de 50 % la 3e ; à partir de la 4e année, l’assureur le fixe librement. La référence est le tarif global, part salariale et part patronale réunies : l’employeur finançant au minimum 50 % de la cotisation d’un actif, la dépense réelle du retraité double au minimum dès la 1re année.

Portabilité (dispositif ANI)

12 mois maximum, gratuite

La portabilité maintient gratuitement les garanties pendant 12 mois maximum pour un ancien salarié indemnisé par l’assurance chômage. Elle est régulièrement confondue avec la loi Évin, qui ouvre au contraire un maintien viager mais intégralement payant : écrire que la loi Évin permet de garder sa mutuelle 12 mois est une erreur.

Résiliation infra-annuelle (loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019)

Depuis le 1er décembre 2020

Après un an d’ancienneté, un contrat de complémentaire santé peut être résilié à tout moment, sans frais, sans pénalité et sans justification, la résiliation prenant effet un mois après réception de la demande par l’assureur. Lorsque vous changez d’organisme, c’est le nouvel assureur qui effectue les démarches auprès de l’ancien.

100 % Santé

Optique et dentaire au 1er janvier 2020, audiologie au 1er janvier 2021

Le reste à charge est nul sur trois postes, optique, dentaire et audiologie, à condition de choisir un équipement du panier concerné et de disposer d’un contrat responsable ou de la Complémentaire santé solidaire. En dehors de ces paniers, le remboursement dépend entièrement du niveau de garanties souscrit.

Complémentaire santé solidaire

Plafonds revalorisés au 1er avril 2026

La CSS est gratuite jusqu’à 10 421 € de ressources annuelles pour une personne seule, 15 632 € pour deux et 18 758 € pour trois, et accessible avec participation jusqu’à 14 069 €, 21 103 € et 25 324 €, barème métropolitain applicable jusqu’au 31 mars 2027. Elle couvre le ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier sans limitation de durée et les paniers 100 % Santé, avec dispense totale d’avance de frais.

Questionnaire médical (article L112-1 du Code de la mutualité)

Interdiction limitée aux mutuelles

Les organismes relevant du Code de la mutualité ne peuvent ni recueillir d’informations médicales auprès de leurs membres ou candidats, ni fixer les cotisations en fonction de l’état de santé, pour les contrats de frais de santé individuels et collectifs à adhésion facultative. Cette interdiction ne s’applique pas aux sociétés d’assurance relevant du Code des assurances : le « sans questionnaire médical » dépend du statut juridique de l’organisme, pas du produit.

ALD exonérante

100 % du tarif Sécurité sociale, soins liés uniquement

L’ALD supprime le ticket modérateur pour les seuls soins en rapport avec l’affection ; les soins sans rapport restent remboursés aux taux habituels de 70 %, 65 %, 30 % ou 15 %. Restent intégralement dus les dépassements d’honoraires, la participation forfaitaire de 2 €, les franchises médicales, le forfait journalier hospitalier et l’écart entre le tarif de remboursement et le prix de vente des dispositifs médicaux.

Renforcer le bon poste, pas tous les postes

Après 60 ans, monter toutes les garanties coûte cher pour rien. Voici les pages qui détaillent chaque poste, avec les montants réels de remboursement.

Hospitalisation

Forfait journalier, chambre particulière et dépassements : le poste le plus lourd quand il tombe.

En savoir plus ›

Dentaire et prothèses

Couronnes, bridges, implants : ce que le panier 100 % Santé couvre, et ce qui reste à votre charge.

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Appareil auditif

Classe I intégralement remboursée, classe II à tarif libre : la différence se joue sur le forfait.

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Optique

Montures et verres du panier A sans reste à charge, verres complexes selon le niveau choisi.

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Médecines douces

Ostéopathie, acupuncture, podologie : hors nomenclature, donc entièrement dépendantes du forfait.

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Départ à la retraite

Le moment de bascule du contrat collectif vers l’individuel, et ce qu’il change au budget.

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FAQ

Questions fréquentes sur la complémentaire santé après 60 ans

Une autre question ? Écrivez-nous.

À la retraite, faut-il garder la mutuelle de son entreprise ou en souscrire une autre ?

Aucune des deux options n’est bonne par principe : l’arbitrage se joue sur votre état de santé et sur l’écart de prix. Le maintien au titre de l’article 4 de la loi Évin est le seul dispositif qui garantit des garanties identiques à celles des salariés actifs, sans période probatoire ni questionnaire médical, quel que soit votre état de santé, ce qui est décisif en cas d’affection de longue durée ou de soins lourds en cours. Un contrat individuel se choisit au contraire poste par poste et s’ajuste à des besoins de retraité, souvent très différents de ceux d’un salarié. Le point de bascule est presque toujours financier, puisque l’encadrement tarifaire du maintien Évin s’arrête au bout de trois ans.

Combien coûte vraiment la mutuelle d’entreprise quand on part à la retraite ?

Au moins le double de ce que vous payiez comme salarié, et cela dès la première année. Le décret n° 2017-372 du 21 mars 2017 plafonne le tarif à 100 % la 1re année, 125 % la 2e et 150 % la 3e, mais la référence est le tarif global applicable aux salariés actifs, part salariale et part patronale réunies. L’employeur finançant au minimum 50 % de la cotisation d’un actif et cessant de le faire à votre départ, votre dépense réelle double au minimum alors que le tarif est officiellement plafonné à 100 %. Lecture du barème sur une cotisation totale de 80 € par mois dont vous payiez 40 € : 80 € la 1re année, 100 € la 2e, 120 € la 3e, puis un tarif librement fixé par l’assureur à partir de la 4e année. C’est cette sortie d’encadrement en 4e année, rarement annoncée, qui provoque le plus de mauvaises surprises.

Quelle est la différence entre la portabilité et la loi Évin, et dans quel délai faire la demande ?

Ce sont deux dispositifs distincts : la portabilité est gratuite et limitée à 12 mois, la loi Évin est viagère et intégralement payante. La portabilité, issue de l’ANI, maintient les garanties sans cotisation pendant 12 mois maximum pour un ancien salarié indemnisé par l’assurance chômage. Le maintien prévu par l’article 4 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 n’a, lui, aucune limite de durée, mais il est entièrement à votre charge. La demande doit être faite dans les 6 mois suivant la rupture du contrat de travail ou, si vous êtes passé par le chômage, dans les 6 mois suivant la fin de la portabilité.

Le prix d’une mutuelle senior augmente-t-il avec l’âge ?

Oui, et fortement. Selon la DREES, dans « La complémentaire santé » (édition 2024, fiche 11 sur les primes d’assurance des contrats), la prime moyenne mensuelle passe d’environ 36 € à 20 ans à environ 142 € à 85 ans, pour un assuré de référence aux caractéristiques standardisées (données 2023, publiées le 23 septembre 2025), avec un saut particulièrement marqué au passage de la tranche 65-69 ans à la tranche 70-74 ans. Ce sont des moyennes de marché issues d’une publication publique, pas un tarif : votre cotisation dépend de votre âge, de votre lieu de résidence, du niveau de garanties et de l’organisme. Nous ne publions pas de prix moyen maison, faute de pouvoir le justifier.

Existe-t-il une mutuelle senior sans questionnaire de santé, et peut-on être refusé ?

Oui, et la règle tient au statut juridique de l’organisme, pas au produit. L’article L112-1 du Code de la mutualité interdit aux organismes relevant du Code de la mutualité de recueillir des informations médicales auprès de leurs membres ou candidats et de fixer les cotisations en fonction de l’état de santé, pour les opérations individuelles et collectives à adhésion facultative de remboursement de frais de santé. Cette interdiction ne s’applique pas aux sociétés d’assurance relevant du Code des assurances, qui peuvent donc demander un questionnaire. Le maintien au titre de la loi Évin est de son côté garanti sans examen ni questionnaire médical et sans période probatoire, quel que soit votre état de santé.

Combien de temps dure le délai de carence, et peut-on résilier à tout moment ?

Il n’existe aucun délai de carence légal en complémentaire santé individuelle, et la résiliation à tout moment n’est ouverte qu’après un an d’ancienneté. Les délais d’attente sont purement contractuels, librement fixés par l’organisme dans les conditions générales, et portent le plus souvent sur l’optique, le dentaire prothétique, l’audioprothèse et la maternité ; ils sont en revanche interdits dans le cadre du maintien loi Évin, et la résiliation infra-annuelle ne les supprime pas. Pour la résiliation, la loi n° 2019-733 du 14 juillet 2019, applicable depuis le 1er décembre 2020, permet de résilier sans frais, sans pénalité et sans justification après un an de contrat, avec effet un mois après réception de la demande. Quand vous changez d’organisme, c’est le nouvel assureur qui effectue les démarches auprès de l’ancien.

Quand on est en ALD, a-t-on encore besoin d’une complémentaire ?

Oui. L’ALD exonérante supprime le ticket modérateur, donc rembourse à 100 % du tarif de la Sécurité sociale, mais uniquement pour les soins en rapport avec l’affection. Restent intégralement à votre charge les dépassements d’honoraires, la participation forfaitaire de 2 €, les franchises médicales, le forfait journalier hospitalier de 23 € par jour et l’écart entre le tarif de remboursement et le prix de vente des dispositifs médicaux. Les soins sans rapport avec l’ALD sont remboursés aux taux habituels de 70 %, 65 %, 30 % ou 15 %. Une personne en ALD a donc toujours besoin d’une complémentaire, et souvent plus qu’une autre.

Les appareils auditifs sont-ils vraiment gratuits avec le 100 % Santé ?

Oui, mais seulement pour les aides auditives de classe I, et à condition de disposer d’un contrat responsable ou de la Complémentaire santé solidaire. Pour un assuré de 20 ans et plus, le prix limite de vente d’un appareil de classe I est de 950 € par oreille, alors que la base de remboursement de la Sécurité sociale n’est que de 400 € par oreille, en classe I comme en classe II : c’est la complémentaire qui couvre la différence sur le panier 100 % Santé. En classe II, les prix sont libres et un contrat responsable ne peut pas rembourser plus de 1 700 € par aide auditive sur une période de 4 ans, ce plafond de 1 700 € étant très souvent confondu avec le prix limite de vente de 950 €. Tout audioprothésiste a l’obligation de présenter au moins une offre 100 % Santé dans son devis, et le renouvellement est pris en charge tous les 4 ans.

Qui a droit à la Complémentaire santé solidaire en 2026 et combien coûte-t-elle après 60 ans ?

La CSS est gratuite jusqu’à 10 421 € de ressources annuelles pour une personne seule et 15 632 € pour deux personnes, et accessible avec participation financière jusqu’à 14 069 € et 21 103 €, plafonds revalorisés de 0,8 % au 1er avril 2026 et applicables jusqu’au 31 mars 2027 en France métropolitaine (18 758 € et 25 324 € pour trois personnes, 21 885 € et 29 544 € pour quatre, puis 4 169 € ou 5 628 € par personne supplémentaire). La participation dépend de l’âge au 1er janvier : environ 25 € par mois de 60 à 69 ans et environ 30 € à partir de 70 ans, soit moins de 1 € par jour et par personne. La CSS prend en charge le ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier sans limitation de durée et les paniers 100 % Santé, avec dispense totale d’avance de frais, et exonère de la participation forfaitaire de 2 €, des franchises médicales et du forfait de 32 € sur les actes lourds. Un plafond de 10 421 € par an correspond à environ 868 € par mois, un niveau que beaucoup de retraités atteignent : nous le signalons même quand cela signifie que vous n’avez pas besoin de nous.